3 fusées en 24h, un booster record (24 vols !) et un satellite anti-crise climatique… mais l’espace devient-il un champ de bataille ? Décryptage.
⏱️ 3 min de lecture
📅 17 novembre 2025
📋 Sommaire
🎯 1. 🚀 Un exploit technique (et un rythme de fou)
🔍 2. 🌍 Sentinel-6B : le satellite qui va vraiment servir
En bref
- SpaceX bat un record : 3 lancements Falcon 9 en 24h.
- Un booster utilisé 24 fois (B1078), un autre 8 fois (B1092).
- Satellite Sentinel-6B crucial pour surveiller le niveau des mers, mais l’orbite basse commence à saturer.
SpaceX vient de signer une performance historique : trois lancements de Falcon 9 en 24 heures, dont deux missions Starlink et un satellite climatique crucial, Sentinel-6B. Mais à force de remplir l’orbite terrestre, on finit par se demander si on ne crée pas un nouveau far west spatial.
🚀 Un exploit technique (et un rythme de fou)
SpaceX a frappé fort cette semaine. Deux lancements Starlink depuis la Floride à seulement 3h36 d’intervalle, suivis d’un troisième depuis la Californie pour envoyer Sentinel-6B en orbite. Ce n’est pas juste une prouesse technique, c’est une démonstration de maîtrise totale.
Le détail des lancements :
- Premier décollage : jeudi à 22h08 EST depuis le Kennedy Space Center, avec 29 satellites Starlink.
- Deuxième décollage : samedi à 1h44 EST, encore 29 satellites Starlink, cette fois depuis Cap Canaveral.
- Troisième lancement : dimanche à 21h21 PT depuis Vandenberg, pour Sentinel-6B.
Et là, on parle de réutilisabilité poussée à l’extrême :
- Le booster B1078 a volé 24 fois (record absolu pour un Falcon 9).
- Le booster B1092 a fait son 8e vol.
- Résultat : des coûts réduits, une cadence de lancement jamais vue.
Les chiffres donnent le tournis :
- 145e à 147e lancements en 2025, avec un objectif de 165-170 cette année (contre 96 en 2024).
- 9 000 satellites Starlink déjà en orbite, et ce n’est qu’un début.
Franchement, c’est impressionnant. SpaceX fait ce que personne d’autre ne fait. Mais à ce rythme, l’orbite basse commence à ressembler à un parking bondé.
🌍 Sentinel-6B : le satellite qui va vraiment servir
Au milieu de tout ça, Sentinel-6B est une mission qui compte. Ce satellite va mesurer le niveau des mers avec une précision millimétrique, un truc crucial pour surveiller le réchauffement climatique.
Pourquoi c’est important ?
- La montée des eaux menace des millions de personnes (submersion, migrations, économie).
- Les données de Sentinel-6B vont aider à protéger les côtes, améliorer les prévisions météo et soutenir la navigation maritime.
C’est une collab internationale :
- NASA, NOAA, ESA, EUMETSAT.
- Jumeau de Sentinel-6 Michael Freilich, lancé en 2020.
Et le meilleur ? Les données seront ouvertes pour les scientifiques du monde entier. Bref, c’est du concret, du solide, et ça va sauver des vies.
⚠️ Le revers de la médaille : la pollution orbitale
Alors oui, SpaceX cartonne. Mais avec 9 000 satellites Starlink en orbite (et des milliers de plus prévus), on commence à s’inquiéter.
Les problèmes :
- Risque de collisions : même avec des désorbitations contrôlées, l’orbite basse sature.
- Débris spatiaux : chaque collision potentielle crée un nuage de débris, et là, c’est l’effet boule de neige.
- Régulation insuffisante : pas de règles strictes sur le nombre de satellites autorisés.
SpaceX domine le marché, mais qui fixe les limites ? Personne, pour l’instant. Et avec Starship qui arrive, la cadence va encore accélérer. Faut-il un « code de la route spatial » ? Probablement.
💡 Conclusion
SpaceX vient de prouver qu’elle peut lancer des fusées comme on change de chemise. C’est impressionnant, utile pour la science… mais à force de remplir l’orbite basse, on finit par se demander si on ne crée pas un nouveau far west. Une chose est sûre : si personne ne régule tout ça, on va droit dans le mur. Ou plutôt… dans les débris.
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