IA vs F1 : Une voiture autonome bat un ex-pilote en 6 mois

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5 min de lecture

En 6 mois, une IA est passée de -10s à +1,6s face à un pro de F1. La révolution autonome est déjà là (et ça va tout changer).

⏱️ 4 min de lecture

đź“… 17 novembre 2025

En bref

  • Une IA a battu un ex-pilote de F1, Daniil Kvyat, avec seulement 1,6 seconde d’écart sur un circuit rĂ©el.
  • En 6 mois, l’IA est passĂ©e de -10s Ă  +1,6s face Ă  Kvyat.
  • La voiture autonome a gĂ©rĂ© stratĂ©gie de course et dĂ©passements sans crash, Ă  250 km/h.

Imagine une bagnole sans pilote qui te colle au train sur un circuit de F1, freine au millimètre, accélère à 250 km/h dans les virages… et qui, en plus, te bat à la régulière. Ça existe. Et ça s’est passé il y a deux semaines à Abu Dhabi. La cerise ? L’an dernier, le même pilote (un ex de Red Bull) écrasait l’IA de 10 secondes. Aujourd’hui, c’est l’inverse. On décrypte pourquoi c’est bien plus impressionnant que les titres le laissent croire.

1,6 seconde d’écart : le détail qui tue (et ce que ça veut vraiment dire)


Le 15 novembre 2024, sur le circuit de Yas Marina à Abu Dhabi, une voiture pilotée par une IA a franchi la ligne d’arrivée devant Daniil Kvyat, un ex-pilote de Red Bull, lors d’une course de démonstration. L’écart ? 1,6 seconde. Oui, tu as bien lu. Moins de 2 secondes entre une machine et un pro de la F1.

Mais ce qui est vraiment fou, c’est le progrès en seulement 6 mois. En avril 2024, lors de la première édition de l’Abu Dhabi Autonomous Racing League (A2RL), Kvyat avait écrasé l’IA de 10 secondes. Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’IA a non seulement comblé l’écart, mais elle a pris l’avantage.

Les chiffres sont parlants :

  • Avril 2024 : Kvyat 57,5s vs IA ~67s (Ă©cart : 10s).
  • Novembre 2024 : Kvyat 57,5s vs IA 59,13s (Ă©cart : 1,6s).
  • En finale : IA 58,183s vs Kvyat 58,7s (Ă©cart : 0,5s).

Et ce n’est pas juste une question de vitesse. L’IA a tenu 10 tours sans erreur, gérant stratégie de course et dépassements. Pour Kvyat, c’était clair : « C’est le jour et la nuit par rapport à l’année dernière. Maintenant je peux vraiment pousser, elle me suit à une seconde près… c’est impressionnant. »

Comment une IA fait pour rivaliser avec un pro ? (Sans tricher, promis)


La voiture autonome utilisée par l’équipe gagnante, l’Université Technique de Munich (TUM), est une Dallara Super Formula modifiée. Elle embarque des capteurs comme un Lidar, des caméras haute résolution, et un GPS RTK (précision centimétrique). Le tout est piloté par des ordinateurs embarqués, avec une latence de moins de 10 ms. Oui, c’est du sérieux.

L’algorithme, lui, repose sur l’apprentissage par renforcement. Il s’entraîne avec des simulations, mais aussi avec des données réelles collectées sur le circuit. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’IA ne triche pas : elle n’a pas accès aux données de la voiture de Kvyat, ni à un « mode Dieu ». Elle doit tout calculer en temps réel, comme un humain… mais sans le stress.

Mais attention, l’IA n’est pas parfaite. Elle n’a pas de « feeling » pour gérer des situations comme des pneus usés, et elle dépend entièrement de ses capteurs (un brouillage, et c’est fini). Pourtant, comparée aux IA de Waymo ou Tesla, qui sont optimisées pour des vitesses de 120 km/h max, celle-ci roule à 250 km/h dans des conditions extrêmes. Ça change tout.

Pourquoi ça change tout (même si tu t’en fous des courses de bagnoles)


Ok, une IA qui bat un pilote de F1 sur un circuit, c’est cool. Mais pourquoi ça devrait t’intéresser si tu ne suis pas la F1 ? Parce que les applications sont bien plus larges.

Sécurité routière

Les mêmes algorithmes pourraient éviter 90% des accidents. Une IA qui freine instantanément à 200 km/h, c’est quelque chose que même un pilote pro ne peut pas faire. Imagine ça appliqué à ta voiture ou à un camion.

Optimisation énergétique

Une trajectoire parfaite, c’est moins de carburant gaspillé. Et ça, ça s’applique aux camions, aux avions, et même aux bateaux. Moins de gasoil, moins de CO2, tout le monde est content.

Limites éthiques

Mais qui est responsable en cas de crash ? Quand l’équipe italienne Unimore a percuté une voiture plus lente, ça a relancé le débat juridique. Et faut-il brider les IA pour éviter qu’elles soient « trop bonnes » ? Des questions qui vont devenir cruciales.

Conclusion


Alors oui, c’est « juste » une démo sur un circuit, et non, ton Tesla ne va pas soudainement te faire un tour à Monaco comme Schumacher. Mais quand une machine passe de « lente comme un escargot » à « presque imbattable » en six mois… ça montre une chose : l’IA ne progresse pas linéairement. Elle accélère. Et ça, c’est à la fois excitant et un peu flippant. À suivre en 2025.

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