Sommaire

En bref
- 6,5 milliards claqués pour un gadget sans écran qui veut te faire sourire ?!
- Proactif mais pas chiant : l’IA qui devine tout sans te harceler, ça existe ?
- Test de léchage : parce que « lécher », c’est apparemment un critère design maintenant.
—
Imagine : tu débarques dans une cabane au bord d’un lac, t’es assis là, juste à profiter du calme. Pas d’écran qui te hurle des notifs, pas de pop-ups qui te demandent si t’es sûr de respirer. Juste toi, la nature, et une IA qui gère tout en arrière-plan. C’est le rêve que vendent OpenAI et Jony Ive avec leur dernier projet : un gadget sans écran, aussi discret qu’un caillou dans ta poche, censé révolutionner la façon dont on interagit avec la tech.
Mais bon, soyons honnêtes, quand un truc est vendu comme « révolutionnaire », c’est souvent un moyen élégant de dire « on va vous faire raquer pour un prototype qui sera buggé ». Alors, est-ce qu’on tient vraiment la prochaine génération de tech, ou juste une version sans écran de Google Glass 2.0 ? Plongeons dans le délire.
—
Un smartphone sans écran : génie ou WTF ?
Le concept est simple : un appareil de la taille d’un smartphone, mais sans écran. À la place, des caméras, des micros, et une IA qui analyse tout – ta voix, ton environnement, ton humeur – pour t’aider sans que tu demandes. Sam Altman, le boss d’OpenAI, parle même d’un mode de vie où l’IA serait une sorte de « participant actif » qui agit proactivement, mais sans être intrusive.
« C’est comme si tu étais assis dans une cabane au bord d’un lac, tranquille, au lieu d’être à Times Square avec des pubs qui te sautent à la gueule. »
C’est beau, c’est poétique, mais bon, sur le papier, ça sonne aussi comme un truc qui pourrait te fliquer 24/7. Et là, on touche un premier point sensible : la vie privée. Avec des micros et des caméras toujours allumés, comment éviter que l’appareil ne te transforme en épisode de Black Mirror ?
—
Le « test de léchage » : quand le design devient subjectif
L’un des critères de design les plus bizarres de ce projet, c’est le fameux « test de léchage ». Jony Ive, le gourou du design, a carrément dit qu’un bon design devrait te donner envie de le lécher ou de croquer dedans. Si, si, c’est sérieux. Un prototype a même été jeté à la poubelle parce qu’il n’avait pas passé le test.
« Nous savons que nous avons le bon design quand vous voulez le lécher. »
Franchement, ça me rappelle ces émissions de cuisine où les chefs jugent un plat en disant « ça manque d’amour ». Mais là, on parle d’un gadget tech à 6,5 milliards, pas d’un macaron. Bref, on va dire que c’est subjectif…
—
L’IA proactive : utile ou flippante ?
L’idée d’une IA qui anticipe tes besoins sans que tu lui demandes, c’est cool sur le papier. Par exemple, imagine qu’elle détecte que t’es stressé et qu’elle te propose automatiquement une playlist chill (ou un verre de vin, who knows). Mais là, deux problèmes se posent :
- La latence : comment rendre l’IA proactive sans qu’elle soit lente ou décalée ? Si elle te propose une playlist une heure après que t’aies pété un câble, c’est moyen.
- La dépendance cognitive : si l’IA fait tout pour toi, est-ce que tu finis pas par oublier comment gérer ta vie tout seul ?
Et là, on touche un point clé : la transparence. OpenAI parle d’une IA qui gère tout en arrière-plan, mais comment savoir ce qu’elle fait exactement ? Si t’as pas d’écran pour voir ce qu’elle trafique, t’es un peu dans le flou.
—
Les défis techniques : batterie, UX, et compagnie
Enlever l’écran, c’est bien, mais ça pose aussi des problèmes :
- Autonomie : avec une IA qui tourne en local et des capteurs en permanence, la batterie risque de fondre comme neige au soleil.
- Feedback utilisateur : sans écran, comment l’appareil te dit qu’il est en train d’écouter ou de traiter quelque chose ? Un truc haptique ou sonore, peut-être ?
- Coût : 6,5 milliards pour un prototype, c’est énorme. Et même si OpenAI a les moyens, est-ce que ça justifie vraiment un tel investissement pour un truc qui n’est pas encore prouvé ?
—
Comparaison avec les autres gadgets « ambient computing »
Pour situer ce projet, comparons-le avec d’autres gadgets qui essaient de faire un truc similaire :
- Humane Ai Pin (699$) : un appareil avec écran projeté, mais des problèmes de surchauffe et de latence.
- Rabbit R1 (199$) : simple, mais très limité en fonctionnalités.
- Meta Ray-Ban (299$) : lunettes connectées, mais avec des soucis de vie privée.
Là où le projet OpenAI/Ive se différencie, c’est qu’il mise sur aucun écran et une IA vraiment proactive. Mais ça reste un pari risqué.
—
Mon avis : prometteur, mais à prouver
Bon, on va pas se mentir, l’idée d’un appareil sans écran qui te simplifie la vie, c’est cool. Mais y’a encore beaucoup de questions en suspens : batterie, vie privée, UX, et surtout, le prix final. Si c’est un gadget à 1500 balles qui te flique à longueur de journée, je passe mon tour.
Mais si OpenAI et Jony Ive arrivent à sortir un truc qui combine vraiment simplicité, discrétion et IA efficace, alors oui, ça pourrait être un game-changer. Wait and see.
—
Et toi, t’en penses quoi ? Prêt à lécher un gadget sans écran pour 6,5 milliards, ou tu préfères garder ton bon vieux smartphone ? 😄


