Pebble renaît en 100% open-source : hardware, OS et apps libres !

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5 min de lecture

Une smartwatch dont le circuit imprimé est exposé affiche un logo holographique PebbleOS au-dessus d'elle. À proximité, des outils, un bloc-notes rempli de codes et un composant électronique futuriste évoquent l'esprit d'innovation de Waikuu, une agence numérique avant-gardiste.

⚡ En bref

  • Pebble devient full open-source, hardware + software, fini les goulots d’étranglement 💥
  • Une app mobile en Kotlin Multiplatform qui fonctionne sur iOS et Android ? Yes sir
  • Fini l’obsolescence programmée : batterie remplaçable, designs KiCad publics, et zéro contrôle centralisé

Bref, si t’as suivi l’histoire de Pebble, tu sais que c’était un peu le rollercoaster émotionnel. Fitbit a racheté la boîte en 2016, et on pensait que c’était mort. Puis Rebble, un groupe de bénévoles, a repris le flambeau en 2018 pour maintenir les serveurs. Mais là, bam : Core Devices vient de balancer toute la stack Pebble en open source. Genre, vraiment tout : firmware, hardware, app mobile, et même un système d’appstore décentralisé. On va enfin pouvoir dire \ »bye-bye\ » aux wearables qui meurent dès que l’entreprise décide de s’en débarrasser.

Le contexte : pourquoi ça change tout

Pebble, c’était l’un des premiers vrais wearables. Sobres, autonomes, et surtout hackables. Mais quand Fitbit a tout racheté, ils ont fermé les serveurs, et les utilisateurs se sont retrouvés avec des montres belles… mais inutilisables. Rebble a sauvé les meubles pendant des années, mais ça restait fragile. Maintenant, avec tout en open source, le problème est résolu. Plus de dépendance à une seule entreprise, plus de serveurs centralisés. Si Core Devices disparaît ? On s’en fout, tout est public. Et ça, franchement, c’est une rupture totale par rapport à des marques comme Fitbit ou Apple.

L’app mobile en Kotlin Multiplatform : le game-changer

Là où ça devient intéressant, c’est l’application mobile. Kotlin Multiplatform (KMP) permet de générer des apps natives pour iOS et Android à partir d’une seule base de code. Avant ça, les utilisateurs d’iPhone étaient coincés s’il n’y avait pas d’app open-source. Maintenant, c’est réglé. Et cerise sur le gâteau : l’app supporte des flux d’appstore décentralisés, inspirés des gestionnaires de paquets Linux. Ça veut dire que n’importe qui peut héberger un flux d’apps Pebble, et les utilisateurs peuvent choisir celui qu’ils veulent.

Par exemple, Core Devices héberge un flux avec archivage automatique sur Archive.org. Chaque app ou cadran de montre téléchargé est sauvegardé, donc même si leur flux disparaît, les apps restent accessibles. C’est malin, et ça règle le problème de disparition des serveurs comme avec Fitbit.

Hardware open-source : la réparabilité ultime

Ok, mais l’app, c’est cool, et alors ? Eh bien, Core Devices a publié tous les fichiers de conception. C’est du KiCad pour l’électronique, et des fichiers CAD pour le mécanique (probablement en STEP/STL). Résultat : si ta batterie lâche ou si tu veux modifier ta montre, tu peux. Pas besoin d’outils spéciaux ou de colle industrielle comme sur une Apple Watch. La batterie est fixée avec des vis, et la montre est conçue pour être réparable. C’est un score iFixit estimé à 8/10, et ça, c’est rare pour un wearable.

Les controverses : Rebble vs Core Devices

Maintenant, faut pas se mentir, il y a des tensions. Rebble, les héros qui ont maintenu Pebble pendant des années, a accusé Core Devices d’avoir récupéré leur archive d’apps sans accord. Core Devices, de son côté, dit que les apps doivent être publiques et accessibles à tous. Bref, c’est un peu le clash de gouvernance. Mais au final, l’open-source complet et l’appstore décentralisé répondent à ces tensions : plus de points de contrôle uniques.

Les points faibles : attention aux composants propriétaires

Ce n’est pas parfait. Certains composants restent propriétaires, comme le pilote du capteur de fréquence cardiaque ou l’API de reconnaissance vocale. Mais Core Devices dit que ce sont des fonctionnalités non critiques. Vrai ou pas, ça reste un point à surveiller.

Le futur : livraison en 2025 et plus

Les premières unités Pebble Time 2 seront livrées en janvier 2025, avec la majorité des livraisons prévues pour mars ou avril. C’est ambitieux, mais on verra si ça tient. En attendant, tout est sur GitHub, donc t’as de quoi t’amuser si t’es dev ou bricoleur.

Alors, on en pense quoi ?

Franchement, c’est cool. Pebble a toujours été une montre pour les geeks, et là, ça devient un projet pour la communauté. Est-ce que ça va marcher ? Aucune idée, mais au moins, c’est une tentative honnête de créer quelque chose de durable. Et ça, dans le monde des wearables, c’est rare.

Si t’es curieux, va checker les dépôts GitHub, essaie de builder un firmware, ou regarde les designs KiCad. Et si t’as des idées pour améliorer le projet, fonce. C’est ça, l’open-source. 😉

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