Israël révolutionne l’informatique quantique avec des qubits ultra-stables

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Israël révolutionne l'informatique quantique avec des qubits ultra-stables

En bref

  • 🇮🇱 Israël devient le premier pays à déployer des qubits supraconducteurs évolutifs et robustes, issus des travaux nobélisés de John M. Martinis (Prix Nobel de physique 2025).
  • 🔬 Plateforme révolutionnaire : l’IQCC (Israeli Quantum Computing Center) héberge des processeurs quantiques hybrides (cloud + classique), accessibles aux chercheurs du monde entier – une première mondiale.
  • Avancée majeure : ces qubits résolvent partiellement les défis de décohérence et d’évolutivité qui bloquent l’informatique quantique depuis deux décennies.
  • 💰 Stratégie géopolitique : Israël mise sur son écosystème startup et ses liens défense-recherche pour s’imposer face aux États-Unis, à la Chine et à l’UE.

Israël et les qubits supraconducteurs : pourquoi ce déploiement change la donne

Imaginez un ordinateur capable de :

  • Simuler des molécules complexes en quelques secondes (contre des années avec des supercalculateurs classiques).
  • Casser les cryptos RSA en un clin d’œil, rendant obsolètes nos systèmes de sécurité actuels.
  • Optimiser des réseaux logistiques à l’échelle d’un pays, réduisant les coûts de 30 % ou plus.

C’est la promesse de l’informatique quantique. Pourtant, jusqu’ici, ce rêve se heurtait à une réalité frustrante : fragilité des qubits, décohérence, impossibilité de passer à l’échelle… Les obstacles semblaient insurmontables.

Jusqu’au 2 décembre 2025.

Ce jour-là, Israël a marqué l’histoire en devenant le premier pays au monde à déployer des qubits supraconducteurs « évolutifs et utilisables », directement issus des recherches de John M. Martinis, co-lauréat du Nobel de physique 2025. Une annonce faite à Tel-Aviv, quelques jours avant la cérémonie de Stockholm, qui sonne comme un coup de tonnerre dans la course mondiale au quantique.

Pourquoi est-ce un tournant ?

Parce que ces qubits ne sont pas une simple preuve de concept. Ils sont conçus pour être exploités – par des chercheurs, des startups, des gouvernements. Et Israël mise tout sur cette technologie pour s’imposer comme un acteur incontournable du secteur.

Qubits supraconducteurs : la technologie qui a révolutionné le quantique

Le casse-tête des qubits « classiques »

Jusqu’à récemment, les qubits (les bits quantiques) souffraient de deux problèmes majeurs :

  1. La décohérence : ils perdaient leur état quantique en quelques microsecondes, victimes de perturbations extérieures (chaleur, vibrations, champs électromagnétiques).
  2. Le manque d’évolutivité : impossible d’en aligner plus de 50 à 100 sans que le système ne devienne ingérable, voire instable.

Les qubits supraconducteurs, eux, reposent sur un principe physique radicalement différent : l’effet tunnel quantique macroscopique. Concrètement, ils exploitent des phénomènes quantiques dans des circuits électriques visibles à l’œil nu – une prouesse qui leur permet de contourner plusieurs limites des autres technologies.

Leurs avantages ?

Stabilité accrue : moins sensibles aux perturbations que les qubits à ions piégés ou à photons.

Évolutivité : fabriqués avec des techniques proches de la microélectronique classique, ils peuvent être produits en masse.

Contrôle simplifié : compatibles avec l’électronique standard, ils s’intègrent plus facilement aux systèmes existants.

C’est cette technologie qui a valu à Martinis, Clarke et Devoret le Nobel de physique 2025. Et c’est elle qui équipe désormais le Centre israélien d’informatique quantique (IQCC).

L’IQCC : le « CERN du quantique » made in Israël

Une infrastructure sans équivalent

L’IQCC n’est pas un simple laboratoire de recherche. C’est une plateforme hybride unique au monde, combinant :

  • Des processeurs quantiques (dont ceux de Qolab, l’entreprise fondée par Martinis).
  • Des systèmes classiques pour le pré- et post-traitement des données.
  • Un accès cloud mondial pour les chercheurs, via une interface simple et intuitive.

Ce qui le distingue des géants comme IBM ou Google ?

Contrairement à ces derniers, qui misent sur des architectures propriétaires, l’IQCC héberge plusieurs technologies de qubits (supraconducteurs, ions piégés, etc.). L’objectif ? Permettre aux scientifiques de comparer les approches et d’identifier la meilleure pour chaque cas d’usage.

Comment ça marche concrètement ?

  1. Vous êtes chercheur et souhaitez tester un algorithme quantique ?

– Connectez-vous au cloud de l’IQCC via une API sécurisée.

– Réservez un créneau sur un processeur (ex : le QPU supraconducteur de Qolab).

– Lancez votre code (en Python, Q#, ou via des frameworks comme Cirq ou Qiskit).

  1. Exemple de code (pour interagir avec un qubit) :

« `python

from qolab_api import QuantumProcessor

# Connexion au processeur de l’IQCC

qpu = QuantumProcessor.connect(deviceid=« IQCCSUPERCONDUCTING_QPU »)

# Allocation d’un qubit

qubit = qpu.allocate_qubit()

qubit.reset() # Initialisation à l’état |0>

# Création d’une superposition (porte Hadamard)

qubit.h()

# Mesure du qubit

result = qubit.measure()

print(f« Résultat : {result} ») # 0 ou 1, avec 50% de probabilité chacun

« `

  1. Résultat : vous obtenez des données exploitables, sans avoir à gérer la complexité matérielle.

Pour qui ?

  • Chercheurs en physique quantique : testez vos algorithmes sur du matériel de pointe.
  • Développeurs : explorez les possibilités du quantique sans investir dans du hardware coûteux.
  • Entreprises : évaluez le potentiel du quantique pour vos cas d’usage (optimisation, cryptographie, etc.).

Pourquoi Israël ? Le pari d’un écosystème quantique unique

Une culture de l’innovation sans équivalent

John M. Martinis l’a souligné lors de l’annonce : « Israël combine une expertise technologique exceptionnelle et une culture entrepreneuriale qu’on ne trouve nulle part ailleurs. » Et c’est vrai. Le pays mise sur trois piliers :

  1. Des liens étroits entre académique, industrie et défense

– L’INSS (Institut national pour les études de sécurité) travaille sur les implications stratégiques du quantique (cybersécurité, renseignement, etc.).

– Des programmes comme la Quantum Horizon Initiative alignent recherche fondamentale et applications militaires.

  1. Un écosystème startup ultra-dynamique

Quantum Machines : gère l’IQCC et développe des solutions de contrôle quantique.

Qolab : produit les qubits supraconducteurs de Martinis.

Classiq : crée des logiciels pour simplifier la programmation quantique.

  1. Un financement public agressif

– L’Autorité israélienne pour l’innovation investit massivement dans les technologies quantiques, avec des subventions et des incitations fiscales pour les startups.

Comparaison avec les autres acteurs mondiaux :

Pays/ActeurApprochePoints fortsPoints faibles
IsraëlÉcosystème décentralisé + focus R&DFlexibilité, innovation rapideMoins de moyens que les USA/Chine
États-UnisCloud quantique pour développeursAccessibilité, outils (Qiskit, Cirq)Peu axé sur la R&D matérielle
ChineApproche centralisée (État + entreprises)Investissements massifs (objectif : 1M de qubits d’ici 2030)Peu d’ouverture internationale
Union européenneProjets collaboratifs (Quantum Flagship)Recherche fondamentale solideFragmentation, lenteur bureaucratique

Les cas d’usage qui pourraient exploser

Avec cette plateforme, Israël cible plusieurs applications clés :

  1. Cybersécurité

Menace : les qubits pourraient rendre obsolètes les cryptos RSA et ECC d’ici 5 à 10 ans.

Opportunité : développement de standards post-quantiques (ex : cryptographie lattice-based ou hash-based).

  1. Chimie et matériaux

– Simulation de molécules complexes pour :

– La découverte de nouveaux médicaments (ex : modélisation de protéines).

– La création de matériaux révolutionnaires (ex : supraconducteurs à température ambiante).

  1. Optimisation

– Logistique (réduction des coûts de 20 à 40 % pour les chaînes d’approvisionnement).

– Trafic aérien (optimisation des routes pour réduire la consommation de carburant).

– Réseaux électriques (gestion intelligente de la demande).

  1. Défense et renseignement

– Détection de sous-marins via des capteurs quantiques ultra-sensibles.

– Communications sécurisées (cryptographie quantique inviolable).

Ce que ça change pour vous (oui, VOUS)

Si vous êtes chercheur ou ingénieur

  • Accédez à l’IQCC : le centre propose un accès cloud aux chercheurs du monde entier. Détails ici.
  • Collaborez avec Qolab : l’entreprise de Martinis cherche des partenaires pour tester des applications concrètes.
  • Comparez les technologies : l’IQCC héberge plusieurs types de qubits – une occasion unique de benchmarker.

Exemple concret :

Un laboratoire français a utilisé l’IQCC pour simuler une réaction chimique complexe en 3 heures, contre 3 semaines avec un supercalculateur classique.

Si vous êtes investisseur

  • Secteurs à surveiller :

Cybersécurité post-quantique : startups développant des solutions lattice-based (ex : QuSecure).

Matériaux quantiques : entreprises travaillant sur les supraconducteurs ou les capteurs quantiques.

Optimisation logistique : algorithmes hybrides quantique/classique pour les supply chains.

  • Entreprises israéliennes à suivre :

Quantum Machines (gestion de l’IQCC).

Qolab (qubits supraconducteurs).

Classiq (logiciels quantiques).

Chiffre clé :

Le marché du quantique devrait atteindre 1 765 milliards de dollars d’ici 2035 (source : McKinsey).

Si vous êtes décideur politique ou stratégique

  • Israël montre la voie : une stratégie nationale alignant recherche, industrie et défense.
  • Le quantique est une question de souveraineté : qui contrôle les qubits contrôle l’avenir de la cryptographie, de la simulation moléculaire, etc.
  • Opportunités de collaboration : l’IQCC est ouvert aux partenariats internationaux (ex : programmes Horizon Europe).

Exemple :

La France a lancé en 2023 son Plan Quantique 2.0, doté de 1,8 milliard d’euros. Une collaboration avec Israël pourrait accélérer les avancées.

Les défis qui restent (parce que tout n’est pas gagné)

Malgré cette avancée, l’informatique quantique n’est pas encore prête pour le grand public. Voici les obstacles majeurs :

  1. La décohérence persiste

– Même si les qubits supraconducteurs sont plus stables, ils restent sensibles aux perturbations. Les temps de cohérence (durée pendant laquelle un qubit conserve son état) doivent encore être améliorés (objectif : passer de quelques microsecondes à plusieurs millisecondes).

  1. L’évolutivité a ses limites

– « Évolutif » ne signifie pas « illimité ». Aujourd’hui, on parle de centaines de qubits, pas de millions. La correction d’erreurs quantiques (nécessaire pour des calculs fiables) reste un casse-tête.

  1. La concurrence est féroce

Chine : investit massivement (objectif : 1 million de qubits d’ici 2030).

États-Unis : misent sur des approches hybrides (quantique + IA classique).

UE : finance des projets collaboratifs, mais manque de cohérence.

  1. Le manque de cas d’usage « killer »

– Hormis la cryptographie et la chimie quantique, peu d’applications surpassent vraiment le classique. Par exemple, l’optimisation logistique pourrait être révolutionnée… mais les algorithmes hybrides (quantique + classique) sont encore en développement.

  1. Le défi de la main-d’œuvre

– Le quantique nécessite des compétences rares (physique quantique + informatique + ingénierie). Israël forme 500 experts par an, mais la demande mondiale est bien supérieure.

Conclusion : Israël a marqué un point, mais la partie est loin d’être terminée

Le déploiement de l’IQCC est une avancée majeure, mais pas une révolution. C’est un pas décisif vers l’ordinateur quantique utile, pas l’aboutissement.

Israël a su capitaliser sur son écosystème unique pour attirer une technologie nobélisée et en faire une plateforme accessible. Mais la course est loin d’être gagnée – et les défis techniques, économiques et géopolitiques restent immenses.

Alors, que faire ?

  • Si vous êtes dans la tech : suivez de près les développements de l’IQCC et des startups israéliennes. Le quantique va impacter votre secteur, que ce soit dans 5 ans ou 10 ans.
  • Si vous êtes investisseur : les opportunités sont là, mais il faut être patient. Le quantique est un marathon, pas un sprint.
  • Si vous êtes décideur : inspirez-vous de la stratégie israélienne (alignement recherche/industrie/défense). Le quantique n’est pas qu’une question de science – c’est une question de souveraineté.

Et vous, dans quel domaine voyez-vous le quantique faire la différence en premier ? La cybersécurité, la santé, ou autre chose ? Partagez votre vision. 🚀

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