
Salut les codeurs ! Si vous utilisez déjà Claude Code (l’assistant IA en ligne de commande d’Anthropic), vous savez à quel point c’est un outil puissant. Mais jusqu’à présent, il y avait un os : une fois la commande lancée, vous étiez littéralement enchaîné à votre terminal local. Impossible de vérifier l’avancement de votre refactorisation depuis le canapé ou en allant promener le chien… Enfin, jusqu’à aujourd’hui.
Anthropic vient de lâcher une nouveauté qui va sérieusement booster notre productivité : Remote Control. C’est une fonctionnalité hybride qui permet de piloter une session locale de Claude Code depuis son smartphone ou un navigateur distant. Le truc génial ? Vos fichiers restent en local, et ça ne nécessite l’ouverture d’aucun port entrant sur votre machine. C’est du propre. On regarde comment ça marche !
Remote Control : C’est quoi le délire ?
Le concept est redoutable : garder l’intégralité du traitement et de vos fichiers sur votre machine physique (votre Mac ou un serveur), tout en déportant uniquement l’interface de contrôle vers votre mobile (via l’app iOS/Android) ou le web (claude.ai/code). Ainsi, pas besoin de transférer son code sensible sur un cloud tiers pour coder « à distance ».
Le Tuto Étape par Étape : Comment activer Remote Control ?
La mise en place est un jeu d’enfant. Voici comment transformer votre smartphone en télécommande de terminal :
- Vérifiez votre abonnement : Petit détail qui tue, Remote Control est (pour le moment) réservé aux détenteurs d’un plan Claude Pro ou Max. Les plans gratuits ou équipes ne sont pas encore servis.
- Démarrez la magie depuis le terminal : Ouvrez votre terminal, placez-vous dans votre projet et tapez la commande magique :
claude remote-control
(Si vous êtes déjà au milieu d’une session, vous pouvez juste taper/remote-control). - Scannez le QR Code : Le terminal va générer et afficher en ASCII un QR code massif et une URL unique.
- Prenez le contrôle : Scannez ce QR code avec l’appareil photo de votre smartphone (qui ouvrira l’application Claude) ou copiez l’URL dans un autre navigateur.
- Codez depuis les toilettes : Voilà, c’est fait ! La session est synchronisée. Vous pouvez écrire un prompt sur votre mobile (« Ajoute des tests unitaires à ce composant« ) et regarder votre MacBook sur le bureau exécuter le code en temps réel.
Bon à savoir : Si votre ordinateur passe en veille ou perd le réseau, pas de panique. La session se met en pause et se reconnecte automatiquement au retour de la machine en ligne. Attention cependant, le terminal d’origine doit rester ouvert : si vous le « killez », la session distante est perdue.
Sous le capot : Niveau sécurité, on ouvre la porte aux hackers ?
C’est LA grande question. Piloter un shell à distance, ça ressemble à s’y méprendre à un cheval de Troie en puissance. Mais Anthropic a bien fait les choses pour ménager les RSSI et les paranoïaques :
- Zéro port exposé : Il n’y a pas de serveur local sur écoute (pas de port HTTP ou SSH d’ouvert). Votre session locale effectue des requêtes HTTPS sortantes vers l’API d’Anthropic, qui achemine les messages entre votre client web/mobile et le terminal.
- Chiffrement bout-en-bout : Le trafic transite via TLS avec des identifiants de session courts qui expirent indépendamment.
- Mais… l’accès reste total : Attention, Claude Code a toujours un accès racine au terminal, à vos fichiers et à vos serveurs MCP. Niveau risques, c’est exactement la même chose que si vous exécutiez des commandes localement. Si votre compte Anthropic est compromis, l’attaquant peut envoyer des commandes sur votre machine via cette session.
💡 Le conseil de Korbenide : N’utilisez pas ça sur des serveurs de production ultra-sensibles. Limitez les permissions aux dossiers stricts du projet, désactivez la session quand vous avez fini et n’hésitez pas à jeter un oeil à la commande --sandbox pour isoler les accès réseau et fichiers.
Pourquoi c’est un « Game-Changer » pour les Devs ?
Ce modèle hybride local/remote ouvre des scénarios de dingue :
- La mobilité ultime : Vous lancez une longue tâche (refacto, analyse MCP lourde) sur votre Devbox au bureau et vous surveillez les résultats dans le train pour rentrer chez vous.
- Le serveur fantôme : Vous gardez une instance de Claude Code sous
tmuxouscreensur un VPS ou Raspberry Pi qui tourne H24, et vous prenez la main ponctuellement en Remote Control quand vous avez une idée, sans avoir besoin de passer par SSH depuis votre téléphone (l’enfer, on connaît). - Le duo gagnant : L’expérience fluide d’un outil no-code / SaaS moderne alliée à l’exécution de code locale et performante sans migrer dans le Cloud.
En résumé !
Anthropic réussit un joli coup avec Remote Control. C’est l’évolution logique du terminal : le libérer de l’ordinateur physique tout en gardant l’aspect puissant et privé de l’exécution en local. Certes, le fait que ce soit bridé aux forfaits payants (Pro/Max) et limité à une session distante à la fois peut frustrer, mais pour un usage quotidien de développeur asynchrone, c’est clairement un grand « oui ».
Allez, testez-ça, et dites-moi en commentaire si vous vous retrouvez vous aussi à coder depuis la machine à café !


