📑 Sommaire
⚡ En bref
- 🍋 Une batterie biodégradable étirable à 80%, alimentée par acide citrique et gélatine, vient de naître dans les labos de McGill.
- 🔋 1,3V, presque au niveau d’une pile AA, mais 90% biodégradable (bye-bye e-déchets).
- 🌱 Inspiration low-tech : ça partait d’un projet scolaire de pile au citron. Oui, genre un truc qu’on faisait en primaire.
—
Tu te rappelles de ce projet de science en primaire où tu devais fabriquer une batterie avec un citron, deux morceaux de métal et une ampoule ? Bon, bah figure-toi que des chercheurs de McGill ont pris cette idée et l’ont poussée à un niveau où elle pourrait presque sauver le monde. Ou au moins une partie du monde. Parce que cette batterie, en plus d’être biodégradable et étirable, pourrait bien nous aider à gérer le bazar des appareils portables qui finissent dans les décharges.
Le problème des wearables et des e-déchets
On va pas se mentir : les wearables, c’est cool. Montres connectées, bracelets de santé, et même des gadgets qu’on ne sait pas trop pourquoi on les a achetés. Mais derrière tout ça, il y a une montagne de batteries qui finissent à la poubelle. Et ça, c’est pas cool. En 2025, ces petits appareils vont représenter 5% des déchets électroniques mondiaux. Alors oui, c’est pas les 95% restants, mais quand même, ça commence à faire beaucoup de piles alcalines qui vont polluer tranquillement.
—
La solution McGill : une batterie biodégradable et étirable
C’est là que les chercheurs de McGill entrent en scène. Ils ont développé une batterie qui :
- Utilise des matériaux biodégradables : acide citrique, gélatine (oui, comme dans les bonbons), et des électrodes en magnésium et molybdène.
- Peut s’étirer jusqu’à 80% sans perdre de performance. Genre, tu peux la plier, la tirer, et elle continue de fonctionner.
- Produit 1,3V, soit presque autant qu’une pile AA classique (1,5V).
Le truc cool ? L’idée vient directement d’un projet scolaire. En gros, ils ont repris le principe de la pile au citron, mais en mode 2.0. Sauf que là, c’est pas pour allumer une petite ampoule, c’est pour alimenter des appareils portables. Et franchement, c’est classe.
Comment ça marche ?
La batterie utilise un design kirigami (oui, comme l’art japonais du pliage, mais avec des batteries). Ça permet aux matériaux de se plier et de s’étirer sans se casser. Et pour l’électrolyte, ils ont choisi des acides naturels comme l’acide citrique ou lactique, mélangés à de la gélatine.
Mais le vrai défi, c’était le magnésium. En gros, quand il entre en contact avec l’électrolyte, il forme une couche d’oxyde/hydroxyde qui bloque la réaction électrochimique. Du coup, la batterie perd en tension et en durée de vie.
Leur solution ? Ajouter des acides citrique ou lactique qui dissolvent cette couche dynamiquement. Résultat : la batterie garde une tension stable et une meilleure durée de vie. Bim.
—
Les chiffres qui donnent envie
- 1,3V : presque autant qu’une pile AA, suffisant pour les appareils low-power.
- 80% d’étirabilité : idéal pour les wearables qui bougent avec toi.
- 74,03 milliards de dollars : le marché des wearables en 2025. Oui, c’est énorme.
- 5% des e-déchets : la part des wearables dans les déchets électroniques d’ici 2025.
—
Les limites (parce que c’est pas parfait)
Attention, c’est pas encore la solution miracle. Voici quelques points à garder en tête :
- La tension de 1,3V est légèrement inférieure à une pile AA (1,5V). C’est suffisant pour des appareils low-power, mais pas pour des smartphones.
- Pas de données sur le coût de production ou la scalabilité industrielle. Pas sûr que ce soit prêt pour une production de masse.
- Ils cherchent encore des partenaires industriels. Bref, c’est encore au stade labo.
—
Mon avis : une innovation prometteuse, mais…
Franchement, cette batterie est une super idée. Elle s’attaque à un vrai problème (les e-déchets) avec une solution simple et low-tech (acide citrique, gélatine, kirigami). Mais pour l’instant, c’est encore un prototype. Si ça devient scalable et moins cher que les batteries Li-ion, là, ça pourrait vraiment changer la donne.
Alors, qu’est-ce que t’en penses ? Tu serais prêt à troquer ta batterie Li-ion pour une pile au citron 2.0 ? 🍋 Réponds-moi en commentaire, je suis curieux de savoir !



