L’IA a enfin identifié ce bourreau nazi après 84 ans : voici comment

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8 min de lecture

Une silhouette humaine franchit un portail violet déchiqueté et lumineux dans un décor sombre et futuriste. Des dalles métalliques rayonnent vers l'extérieur tandis que des fragments brisés entourent le portail, capturant la vision audacieuse de l'agence digitale de Waikuu et l'atmosphère dramatique de la science-fiction.

En bref

  • Un mystère historique résolu : Grâce à l’IA, le visage du bourreau nazi sur une photo de 1941 a enfin un nom – Jakobus Onnen, membre des Einsatzgruppen, identifié avec 99,9% de certitude après 84 ans d’anonymat.
  • Technologie + histoire : Une combinaison inédite d’outils comme Amazon Rekognition, de corrections d’archives et d’expertise humaine a permis cette découverte.
  • Un passé qui resurgit : Cette révélation relance des débats cruciaux sur la mémoire collective, les monuments commémoratifs et les limites éthiques de l’IA.
  • Une victime toujours sans nom : Si le bourreau est identifié, l’homme agenouillé sur la photo reste inconnu – un rappel poignant des limites de la technologie face à l’Histoire.

1941, Ukraine. Un cliché en noir et blanc capture l’horreur : un homme en costume, à genoux au bord d’une fosse commune, un pistolet nazi braqué sur sa nuque. Pendant 84 ans, l’identité du bourreau est restée un mystère. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle a brisé le silence. Son nom ? Jakobus Onnen, un ancien enseignant devenu membre des Einsatzgruppen – ces unités mobiles responsables de plus d’un million de meurtres pendant la Shoah.

Cette découverte, fruit d’une collaboration inédite entre algorithmes et historiens, ne se contente pas de résoudre une énigme. Elle soulève une question troublante : l’IA peut-elle nous aider à affronter notre passé… ou risque-t-elle de le réécrire sans nous ?

🔍 Comment l’IA a percé un secret enfoui depuis 1941

1. L’erreur qui bloquait tout : des métadonnées trompeuses

La photo, surnommée « Le dernier Juif de Vinnitsa », portait un nom faux. Pendant des décennies, les historiens croyaient qu’elle avait été prise dans cette ville ukrainienne. Problème : les archives soviétiques locales ne mentionnaient aucun massacre correspondant.

En 2023, l’historien Jürgen Matthäus (US Holocaust Memorial Museum) a relocalisé le cliché à Berdytchiv, à 200 km de là, en recoupant :

  • Des rapports militaires allemands (dates, unités présentes).
  • Des témoignages de survivants (description des lieux).
  • Des photos aériennes de fosses communes.

Sans cette correction, l’IA n’aurait jamais pu faire le lien. Une leçon cruciale : les algorithmes dépendent de données fiables.

2. Reconnaissance faciale : quand l’IA rencontre l’œil humain

L’identification d’Onnen repose sur une méthode hybride :

Étape 1 : Constituer une base de données fiable

  • Sa famille a fourni 20 photos privées (années 1930–1940), incluant des portraits et des clichés en uniforme.
  • Ces images ont été nettoyées numériquement (réduction du bruit, ajustement des contrastes) via Amped FIVE et Photoshop.

Étape 2 : Comparaison algorithmique

  • Amazon Rekognition a analysé les points faciaux clés (distance entre les yeux, forme du menton, asymétries).
  • Résultat : 99,9% de similarité avec le bourreau de la photo de 1941.

Étape 3 : Validation humaine

Des experts ont confirmé des détails invisibles pour l’IA :

  • Une cicatrice derrière l’oreille gauche (visible sur une photo de famille).
  • La forme du crâne (masquée par les cheveux sur certains clichés).

→ Verdict : Aucune marge de doute. Le bourreau est bien Jakobus Onnen, un enseignant de 32 ans recruté par les Einsatzgruppen en 1941.

3. Le défi des photos historiques : comment « réparer » le passé ?

Les images anciennes posent trois problèmes majeurs pour l’IA :

  1. Basse résolution : Les visages sont souvent flous (ex. : 300 DPI contre 3000 DPI aujourd’hui).
  2. Dégâts physiques : Rayures, taches, surexposition.
  3. Poses non standardisées : Contrairement aux selfies, les photos de 1941 montrent des angles imprévisibles.

Solutions utilisées :

ProblèmeOutil/MéthodeRésultat
FlouAmped FIVE (défloutage IA)+40% de netteté sur les traits
Contraste faiblePhotoshop (courbes de niveaux)Mise en évidence des cicatrices
Angle de prise de vueReconstruction 3D (Blender)Simulation de la posture du bourreau

→ Sans ce prétraitement, Amazon Rekognition aurait échoué.

🧠 L’IA et l’Histoire : une révolution… ou un danger ?

🔎 Autres mystères résolus grâce à la tech

L’affaire Onnen n’est pas un cas isolé. Voici 3 exemples où l’IA a changé l’Histoire :

CasTechnologie utiliséeRésultat
Soldat inconnu du Vietnam (2020)Reconnaissance faciale + ADNIdentification après 50 ans
Charnier de la guerre d’Espagne (2022)Analyse d’ombres (QGIS + IA)Localisation de 127 victimes
Journal d’Anne Frank (2018)Traitement d’image (infrarouge)Révélation de pages censurées

→ Ces succès prouvent que l’IA peut combler les failles des archives papier.

⚠️ Mais attention aux faux positifs

En 2018, le projet From Dust a faussement accusé un soldat américain de crimes de guerre en Corée, suite à une erreur de reconnaissance faciale. Pourquoi ?

  • Base de données incomplète : Seulement 3 photos du suspect disponibles.
  • Biais algorithmique : L’IA avait été entraînée majoritairement sur des visages européens modernes.
  • Absence de validation humaine : Aucune vérification par des historiens.

→ Moralité : L’IA ne doit jamais être utilisée seule. Sans recoupement humain, elle peut faire plus de mal que de bien.

🏛️ Un passé qui resurgit : quel impact sur notre mémoire collective ?

1. Des monuments à réécrire ?

En Allemagne, le nom de Jakobus Onnen figure sur un monument aux morts à Weener (Basse-Saxe). Depuis la révélation :

  • La mairie a voté l’ajout d’une plaque explicative avec un QR code renvoyant vers des archives en ligne.
  • Un débat national a été relancé : faut-il effacer ces noms… ou les contextualiser ?

Exemples de solutions adoptées ailleurs :

  • Autriche : Les plaques commémoratives des criminels nazis sont recouvertes d’une couche noire avec une inscription : « Ce nom rappelle un crime, pas un héros. »
  • Pologne : Certains monuments sont déplacés dans des musées avec des panneaux pédagogiques.

→ L’IA ne se contente pas de résoudre des énigmes : elle force les sociétés à regarder leur histoire en face.

2. Et la victime dans tout ça ?

Ironie tragique : le bourreau a un nom, mais pas sa victime. Pourquoi ?

  • Aucune archive ne mentionne son identité.
  • Pas de famille pour fournir des photos de comparaison.
  • Les registres soviétiques de Berdytchiv ont été détruits pendant la guerre.

→ Cette limite rappelle que l’IA dépend des données qu’on lui donne. Sans traces, même les algorithmes les plus puissants restent impuissants.

🚀 Ce que cette affaire change pour TOI

📚 Pour les historiens (amateurs ou pros)

L’IA est un super-pouvoir, mais pas une baguette magique. 3 règles d’or :

  1. Croise toujours 3 sources minimum :

– Une photo + un registre militaire + un témoignage = triangulation fiable.

  1. Vérifie les métadonnées :

– Même les vieux négatifs peuvent cacher des indices (ex. : tampons de date, notes au dos).

  1. Utilise des outils adaptés :

– Pour les visages : Amazon Rekognition, Face2Gene.

– Pour les lieux : QGIS, Google Earth Pro (mode historique).

💡 Pro tip : Le site Zooniverse propose des projets de transcription d’archives – une façon concrète de contribuer !

💻 Pour les développeurs

Si tu travailles sur des outils d’IA pour l’Histoire, 3 pistes à explorer :

  1. Entraîne tes modèles sur des visages du XXe siècle :

– Les régimes alimentaires, les styles de coiffure et les expressions faciales diffèrent des données modernes.

  1. *Utilise des landmark detectors avancés* :

– Les oreilles et les sourcils sont plus stables que le nez ou la bouche pour les comparaisons.

  1. Intègre des outils de « dégradation contrôlée » :

– Simule le vieillissement des photos pour tester la robustesse de ton algorithme.

📌 Exemple : Le projet Forensics open-source permet de tester des reconnaissances faciales sur des images anciennes.

🌍 Pour le grand public

Tu peux agir concrètement :

  • Partage des photos familiales sur des plateformes comme Ancestry ou MyHeritage.
  • Participe à des projets collaboratifs :

– Transcription de registres (FamilySearch).

– Identification de lieux (GeoGuessr historique).

  • Signale les erreurs : Si tu repères une mauvaise légende sur une photo ancienne (ex. sur Wikimedia), corrige-la avec des sources.

→ Chaque petit geste aide à préserver la mémoire.

🤔 Conclusion : l’IA, miroir de notre passé… et de nos responsabilités

L’identification de Jakobus Onnen est bien plus qu’une prouesse technologique. C’est :

Une victoire pour la vérité historique – après 84 ans de silence.

⚠️ Un avertissement – l’IA peut réécrire l’Histoire, mais aussi la déformer.

🔍 Un appel à l’actionchacun peut contribuer à préserver la mémoire.

Et toi, quel rôle veux-tu jouer ?

  • Veux-tu utiliser l’IA pour explorer ton propre passé familial ?
  • Penses-tu que les monuments devraient être modifiés quand de nouvelles preuves émergent ?
  • Crains-tu que l’IA ne remplace un jour le travail des historiens ?

Partage ton avis en commentaire – et si tu as des photos anciennes non identifiées, osons les analyser ensemble ! 👇

« L’Histoire n’est pas ce qui s’est passé, mais ce que les hommes choisissent de se rappeler. » – George Orwell

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