Avec 18,12 Md$ de revenus (+206 % en un an), Nvidia porte l’IA… et les craintes d’une bulle financière. Un écart de 1 % dans ses performances pourrait ébranler le Nasdaq. **Dépendance extrême des data centers (80 % des revenus), P/E ratio à 7
📅 21/11/2025
📋 Sommaire
🔍 Le problème : Nvidia est trop gros pour échouer
⚡ La bulle auto-réalisatrice : tout est une preuve
💡 Comparé à d’autres bulles, on est où ?
🎮 Nvidia : le chaos financier est dans la place ! 💥
En bref
- Nvidia est devenu le boss ultime des marchés financiers : une petite déviation de ses résultats pourrait tout faire exploser.
- La bulle de l’IA est-elle inévitable ? On dirait bien que les traders comptent dessus pour justifier tout et n’importe quoi.
- Attention, ça va secouer : même un trimestre record peut être vu comme une preuve de la bulle. 🤔
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Imagine la scène : tu es là, tranquille, en train de miner des crypto sur ton vieux PC avec une seule GTX 1060, et bam ! Tu apprends que Nvidia, le géant des GPU, vient de publier des résultats records. 18,12 milliards de dollars de revenus en Q3 2023, +206 % par rapport à l’année dernière. Tu te dis : « Ah ouais, ça cartonne grave ! » Mais non, le marché s’en fout. Pire, l’action chute le lendemain. WTF ?
C’est là que ça devient intéressant. Jensen Huang, le PDG de Nvidia, a piqué une petite crise en interne. Il a dit en gros :
« Si on a un bon trimestre, on alimente la bulle de l’IA. Si on a un mauvais trimestre, c’est la preuve qu’il y a une bulle. On est coincés. »
Et franchement, il n’a pas tort. Mais alors, c’est quoi ce bordel ?
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Le problème : Nvidia est trop gros pour échouer
Bon bah, on va pas se mentir : Nvidia est devenu le cœur battant des marchés financiers. Pas seulement parce que leurs GPU font tourner des modèles d’IA comme ton chat GPT préféré, mais parce que tout le monde dépend de leurs puces. Cloud providers, traders, startups… tout repose sur Nvidia.
- 80 % des revenus de Nvidia viennent des data centers. Ça veut dire que si AWS, Azure ou GCP s’arrêtent de commander des GPU, c’est la fin du monde.
- Les algorithmes de trading haute fréquence (HFT) sont indexés sur Nvidia. Un pet de travers dans leurs résultats, et c’est tout le Nasdaq qui s’affole.
- Et le pire ? Même un écart de 1 % dans leurs performances pourrait déclencher une réaction en chaîne. Genre, si Nvidia loupe un trimestre, tout le monde se dit : « Ah, c’est la bulle de l’IA ! Vendez tout ! »
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La bulle auto-réalisatrice : tout est une preuve
Le truc fou, c’est que Nvidia est pris dans un feedback loop infernal. Si leurs résultats explosent, c’est la preuve que l’IA générative est en plein boom. Mais si leurs résultats stagnent, c’est la preuve que l’IA est une bulle. Dans les deux cas, le marché panique.
Et là, attention, les chiffres :
- Nvidia a un P/E ratio de 70x, contre 20x pour Intel ou AMD. Ça veut dire que le marché s’attend à une croissance exponentielle, mais est-ce durable ?
- Le marché des GPU est en tension : délais de livraison de 6 mois pour les H100, et les data centers tournent à 60 % de leur capacité (contre 80 % en 2022). Ça veut dire gaspillage énergétique et coûts hallucinants.
- Les options sur Nvidia explosent : 1,8 million de calls/puts, contre 1,2 million en moyenne. Les traders parient sur des mouvements violents.
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Comparé à d’autres bulles, on est où ?
Pour comprendre si on est vraiment dans une bulle, comparons avec des moments mythiques :
- Dot-com (2000) : P/E ratio à 100x+, perte de 5 000 milliards de market cap en 2 ans. Nvidia est à 70x, donc ça pourrait être pire.
- Crise immobilière (2008) : Leverage ratio à 30:Les fonds IA aujourd’hui sont à 2:1, donc c’est plus sage… mais ça reste fragile.
Si Nvidia rate ses résultats de 5 %, voici ce qui pourrait se passer :
- S&P 500 : -2 %
- Nasdaq : -3,5 %
- ETFs IA (ex: AIQ, BOTZ) : -8 %
Bref, ça pourrait être moche.
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Et les alternatives, alors ?
La vraie question, c’est : Est-ce qu’on est coincés avec Nvidia ? Pas tout à fait.
- AMD MI300 : Prometteur, mais pas encore au niveau de Nvidia en termes d’écosystème.
- Cerebras : Ultra performant pour des cas spécifiques, mais cher et moins flexible.
- TPU Google : Oui, mais Google garde ça pour lui (comme d’hab).
Le problème, c’est que tout le monde utilise CUDA 12.x et les optimisations PyTorch/TensorFlow pour les GPU Nvidia. Changer de stack, c’est comme changer de religion : long et compliqué.
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Conclusion : Nvidia, ou la danse sur un fil
Franchement, Nvidia est dans une situation délicate. Ils portent tout le poids de l’IA sur leurs épaules, et le marché les regarde avec des yeux de merlan frit. Un bon trimestre ? « C’est la bulle ! » Un mauvais trimestre ? « C’est la bulle ! »
Mais bon, faut pas oublier : Nvidia reste un monstre technologique. Leur écosystème est solide, et tant que l’IA générative continue à progresser, ils ont de beaux jours devant eux.
Alors, toi qui lis ça, qu’est-ce que t’en penses ? On est vraiment dans une bulle, ou c’est juste le marché qui flippe pour rien ? 🤔
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