Gemini 3 : Google brise l’IA gratuite, et après ?

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Gemini 3 : Google brise l'IA gratuite, et après ?

En bref

  • 🚨 Google a coupé les vivres : Gemini 3, lancé le 18 novembre, a cartonné… trop. Résultat ? Les utilisateurs gratuits passent de 5 à 3 requêtes/jour, et la génération d’images est bridée (2 au lieu de 3). NotebookLM ? Désactivé pour « raisons de capacité ».
  • 💰 L’IA devient un luxe : 20 $/mois pour 100 requêtes, 250 $ pour 500. Les pros paient, les autres font la queue – comme à l’époque des forfaits mobiles limités.
  • 🏆 Gemini 3 écrase GPT-5.1 (score LMArena : 1501 vs ?) et fait trembler Nvidia (-5% en Bourse). La guerre des puces (TPU vs GPU) est lancée, et Google frôle les 4 000 milliards de valorisation.
  • 🔮 Le futur ? Soit tu as les moyens de Google, soit tu comptes tes requêtes comme en 2005.

Gemini 3 : quand Google tire le frein à main sur l’IA « gratuite »

Tu l’as remarqué ? Depuis quelques jours, utiliser Gemini 3 ressemble à une file d’attente chez le médecin. 3 requêtes par jour max. Deux images générées au lieu de trois. Et si tu comptais sur NotebookLM pour créer des présentations, c’est mort – la fonction a été désactivée « pour raisons de capacité ».

Pourquoi ce brusque retour en arrière ? Parce que Gemini 3 a fait un carton. Trop.

Le 18 novembre, Google lance son nouveau modèle phare, et c’est l’émeute. Marc Benioff (PDG de Salesforce) lâche ChatGPT après 3 ans de loyauté. Les investisseurs s’emballent (+6% pour Alphabet, qui frôle les 4 000 milliards de valorisation). Et les benchmarks ? Gemini 3 écrase tout, avec un score LMArena à 1501, laissant GPT-5.1 dans le rétroviseur.

Sauf que… Google n’avait pas prévu ça.

Le problème ? Tes requêtes coûtent (vraiment) cher

Imagine un restaurant qui sert des burgers gratuits. Le premier jour, 10 000 personnes débarquent. Le deuxième, 50 000. Le troisième, le cuisinier s’effondre, les frites sont froides, et le patron décide : « Désolé, maintenant c’est 3 burgers max par client. Et si tu veux des frites, c’est 20 balles. »

C’est exactement ce qui arrive à Google. Sauf que là, ce ne sont pas des burgers, mais des requêtes d’IA qui coûtent entre 0,01 $ et 0,10 $ pièce (selon les estimations internes).

Pourquoi Google ne peut pas suivre ? Trois raisons clés

  1. Les TPU, c’est bien… mais pas magique

– Google mise sur ses puces maison (Tensor Processing Unit) pour faire tourner Gemini 3.

Avantage : Plus efficaces que les GPU de Nvidia pour les modèles de langage (jusqu’à 30% plus rapides sur certains benchmarks).

Problème : Elles ne scalent pas à l’infini. Quand des millions d’utilisateurs bombardent le système en même temps, les coûts explosent.

Chiffre choc : Une requête sur Gemini 3 coûte 10 à 100 fois plus cher qu’une recherche Google classique. Exemple : si une recherche classique coûte 0,0001 $, une requête Gemini peut monter jusqu’à 0,01 $.

  1. La guerre des puces est déclarée (et Nvidia tremble)

– Nvidia domine le marché des GPU (utilisés par OpenAI, Meta, Microsoft, etc.).

– Google veut casser cette dépendance avec ses TPU.

Conséquence : Meta envisagerait de basculer sur les TPU d’ici 2027 → Nvidia panique (-5% en Bourse).

Le piège : Si tu n’as pas tes propres puces (comme Google), tu es à la merci des fournisseurs. Et ça, les géants de la tech détestent. Exemple : En 2023, les coûts d’infrastructure d’OpenAI ont dépassé 500 millions de dollars – en grande partie à cause des GPU Nvidia.

  1. L’IA « gratuite », c’est fini (et c’est peut-être une bonne chose)

– Avant : 5 requêtes/jour, c’était déjà serré.

– Maintenant : 3 requêtes, et encore, si t’es chanceux.

Le modèle économique :

Google AI Pro : 19,99 $/mois → 100 requêtes/jour (0,20 $/requête).

Google AI Ultra : 249,99 $/mois → 500 requêtes/jour (0,50 $/requête – oui, c’est plus cher, mais avec des fonctionnalités premium comme l’analyse de documents longs).

La question qui fâche : Est-ce que l’IA va devenir un service premium, comme Netflix ou Spotify ? Réponse courte : oui.

Ce que ça change pour toi (selon ton profil)

👨‍💻 Pour les développeurs : optimise ou paie

  • Ton API va coûter plus cher : Si tu utilises Gemini 3 en production, prévois un budget « requêtes ». Exemple : Un chatbot avec 10 000 utilisateurs/jour = 100 à 1 000 $/mois en coûts d’API.
  • Optimise tes prompts (ou crève) :

« `javascript

// ❌ Trop vague (coûteux et lent) :

const prompt = « Écris-moi un code en Python pour scraper un site web. Sois très détaillé. »;

// ✅ Optimisé (moins cher et plus précis) :

const prompt = « Python: scraper site web (requests + BeautifulSoup). Code prêt à l’emploi, 20 lignes max. Exemple de cible : https://exemple.com/products »;

« `

  • Anticipe les limites :

– Utilise des fallbacks (ex : basculer sur Mistral ou Llama si le quota est dépassé).

Cache les réponses : Stocke les résultats des requêtes fréquentes pour éviter de les refaire.

💼 Pour les entreprises : migre ou reste à la traîne

  • Salesforce a basculé en 3 jours : Preuve que Gemini 3 est un game-changer… si tu peux te l’offrir.
  • ROI à calculer (et vite) :

19,99 $/mois pour 100 requêtes : Idéal pour les petites équipes (ex : automatiser des rapports).

249,99 $/mois pour 500 requêtes : Pour les grosses boîtes (ex : analyse de données clients).

Question clé : Est-ce que le gain de productivité justifie le coût ? Exemple : Si Gemini 3 te fait gagner 2h/semaine, ça vaut le coup. Sinon, reste sur du gratuit (mais limité).

  • Attention au lock-in : Si tu bascules sur Gemini, quitter Google plus tard sera compliqué (et cher). Alternative : Utilise une couche d’abstraction (comme LangChain) pour switcher facilement.

👨‍🔬 Pour les utilisateurs lambda : 3 requêtes/jour, utilise-les bien

  • Stratégie pour tes 3 requêtes :

Regroupe tes questions : « Donne-moi 3 idées de recettes vegan + liste de courses pour 4 personnes. »

Évite les prompts trop longs : Gemini facture à la requête, pas au mot. Exemple :

– ❌ « Peux-tu me faire un résumé détaillé de ce livre ? Voici le lien : [URL]. »

– ✅ « Résumé en 5 points du livre [Titre] par [Auteur]. »

Priorise : Une requête pour le boulot > une requête pour un meme.

  • Les alternatives (gratuites ou presque) :

ChatGPT : Toujours gratuit (pour l’instant), mais moins performant. Astuce : Utilise-le pour les tâches simples (ex : résumer un article).

Claude : Payant dès le départ (20 $/mois), mais excellent en raisonnement. Bonus : Moins censuré que Gemini.

Perplexity : Gratuit pour les recherches basiques. Idéal pour les questions factuelles (ex : « Qui a gagné la Coupe du Monde 2022 ? »).

Mistral : Modèle open-source, mais nécessite un peu de technique pour l’installer.

  • Le piège des abonnements : 20 $/mois, ça semble raisonnable… jusqu’à ce que tu ajoutes Spotify (10,99 $), Netflix (15,99 $), et ton abonnement AWS (50 $). Total : 96,98 $/mois pour des services numériques. Question : Est-ce que l’IA vaut vraiment ce prix ?

📈 Pour les investisseurs : qui gagne, qui perd ?

  • Alphabet (Google) en mode « winner takes all » :

– Valorisation à 3 900 milliards → 4 000 milliards en vue.

Pourquoi ? Les TPU réduisent la dépendance à Nvidia, et Gemini 3 attire les entreprises.

Risque : Si les régulateurs interviennent (ex : l’UE impose des quotas gratuits), les revenus pourraient baisser.

  • Nvidia en difficulté :

– -5% en Bourse après les rumeurs sur Meta.

Risque majeur : Si Google et Meta basculent sur leurs propres puces, Nvidia perd son monopole. Chiffre : 80% des revenus de Nvidia viennent des GPU pour l’IA.

Opportunité : Nvidia mise sur les supercalculateurs (ex : pour les modèles comme GPT-5). Mais : Ça ne compensera pas la perte du marché des LLM.

  • OpenAI dans la tourmente :

– GPT-5.1 dépassé par Gemini 3.

Stratégie : OpenAI mise sur l’open-source (ex : le modèle Llama 3) et les partenariats (ex : avec Microsoft).

Problème : Sans percée technologique, OpenAI pourrait perdre son avance.

Le futur de l’IA : un monde à deux vitesses ?

Google vient de nous donner un avant-goût de ce qui nous attend. Deux scénarios possibles :

  1. L’IA devient un service premium (comme l’électricité au 19e siècle)

Pour les riches : Accès illimité, fonctionnalités avancées, support prioritaire.

Pour les autres : 3 requêtes/jour, files d’attente, fonctionnalités brisées.

Exemple : Imagine un étudiant qui doit payer 20 $/mois pour utiliser Gemini, alors que son camarade plus riche a un accès illimité.

  1. La guerre des puces s’intensifie (et Nvidia perd son trône)

– Google, Meta, Amazon et Apple développent leurs propres TPU → Nvidia perd son monopole.

Conséquence : Les coûts baissent, mais la fragmentation augmente. Exemple : Un modèle optimisé pour les TPU de Google ne tournera pas aussi bien sur les GPU de Nvidia.

Risque : Les petites entreprises et les développeurs indépendants sont perdants (coûts d’infrastructure trop élevés).

  1. Les régulateurs interviennent (mais trop tard ?)

– L’UE ou les États-Unis pourraient imposer des quotas gratuits pour éviter une fracture numérique.

Problème : Les géants de la tech trouveront des moyens de contourner les règles (ex : limiter la qualité des réponses gratuites).

Exemple : Comme les banques qui offrent un compte gratuit… mais avec des frais cachés.

Mon avis (sans filtre) :

Google a fait un choix radical, mais logique. L’IA gratuite, c’est fini. Soit tu paies, soit tu comptes tes requêtes comme un forfait mobile en 2005.

La vraie question n’est pas « Est-ce que Gemini 3 est meilleur que GPT-5.1 ? » (la réponse est oui). C’est : « Es-tu prêt à payer pour ne plus faire la queue ? »

Et surtout : Es-tu prêt à vivre dans un monde où l’accès à l’information est réservé à ceux qui peuvent se l’offrir ?

Et toi, tu fais quoi ?

  • Tu passes en mode premium ? 20 $/mois, c’est le prix d’un café par jour… mais en moins utile. Question : Est-ce que ça vaut vraiment le coup pour toi ?
  • Tu optimises tes 3 requêtes gratuites ? Si c’est le cas, partage tes astuces en commentaire – on a tous besoin de tips pour survivre à l’ère post-gratuité.
  • Tu boycottes et tu passes à la concurrence ? Attention, les autres LLM ont aussi leurs limites (et leurs coûts cachés).
  • Tu attends que les régulateurs interviennent ? Bonne chance – ils ont toujours un train de retard.

Une chose est sûre : L’IA vient de franchir un cap. Celui où elle n’est plus un outil, mais un privilège.

Et toi, de quel côté de la barrière veux-tu être ? 🚀

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